A l'origine

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    - Escroc solitaire, Philippe Miller découvre un jour un chantier d'autoroute abandonné, qui ruina les habitants de la région et décide d'utiliser le chantier pour réaliser sa plus belle escroquerie. Mais rapidement, son mensonge le dépasse. Inspiré d'une histoire vraie, A l'origine est un drame poignant et bouleversant.
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    2h 10min
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    Synopsis du film A l'origine

    Philippe Miller est un escroc solitaire qui vit sur les routes. Un jour, il découvre par hasard un chantier d'autoroute abandonné, arrêté depuis des années par des écologistes. L'arrêt des travaux avait été une catastrophe économique pour les habitants de cette région. Philippe y voit la chance de réaliser sa plus belle escroquerie. Mais son mensonge va lui échapper…

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    BIBI62
    Le 21/11/2009
    127 critiques

    Encore un film présenté au dernier Festival de Cannes en compétition qui sort sur nos écrans, je l'avais raté à Cannes, aussi c'est avec beaucoup d'espoir que j'allais voir cette troublante histoire.
    Il faut préciser que c'est inspiré d'une histoire réelle qui s'est déroulée dans le Nord de la France il y a une dizaine d'années, oui il faut le préciser tellement çà parait incroyable.
    L'histoire de cet homme, escroc, trafiquant pour l'argent, qui d'abord en simple opportuniste va se trouver impliquer dans un mécanisme incroyable, son mensonge et son escroquerie vont être l'axe d'un énorme rouleau compresseur dans lequel sa vie va trouver un autre destin, en construisant une simple autoroute, qui, si elle ne mène à rien, est surtout celle de la solidarité, symbole aussi d'un vrai sens à sa propre existence, même temporairement il se sent capable de changer la vie autour de lui.
    Ce que la mise en scène de cette histoire extraordinaire arrive à nous faire ressentir est surtout le fait qu'on est sans cesse dérangé, troublé, comme emporté par ce vertige dans lequel se trouve le "héros" dépassé par les évènements, et on est toujours à la limite du thriller, comme dans un suspense étonnamment et brillamment distillé, alors qu'on en connait malgré tout les limites.
    C'est alors plus une fable sur notre société, en pleine comparaison avec la crise actuelle, avec ces ouvriers qui reprennent espoir et voient apparaitre le messie en la personne de ce nouveau patron, et même lorsqu'ils viendront à douter de sa bonne foi, ils voudront absolument terminer leur ouvrage comme pour finir de croire à leur rêve."L'important est qu'on vive un truc ensemble" leur dit-il pour les rassurer mais surtout pour y croire lui-même encore.
    L'histoire d'un escroc apparemment ordinaire qui va se retrouver imbriqué dans une quête sociale inespérée, interprétée par un des plus grands acteurs de sa génération (comme Vincent Lindon avec lequel il devrait se partager le prochain César du meilleur acteur!), le génial François Cluzet qui trouve ici un de ses meilleurs rôles si ce n'est le meilleur: en interprétant cet homme qui va basculer peu à peu vers une semi-folie, hésitant entre l'argent facile et sa découverte d'un univers social inconnu, cette solidarité forte, considéré comme l'homme providentiel, lui qui n'a jamais tissé de vrai lien social, qui a raté sa vie, et l'acteur est ici épatant de force et de faiblesse mêlées, montrant ses failles, ses doutes, ses angoisses, hésitant, nerveux, asphyxié souvent par son aventure, pris inexorablement dans le vertige de ce tourbillon, souvent à la dérive mais sans cesse revigoré comme guidé par sa mission et son besoin d'amour, et on on est nous-mêmes sous le choc, partagés entre l'ignominie de cette imposture et l'espoir de cette solidarité renaissante.
    Aux côtés de Cluzet on retrouve des seconds rôles tous d'une justesse intimiste incroyable, tous parcourus par ce sens de l'humanité, à l'image de la ravissante Emmanuelle Devos, touchante en maire divorcée, ou des deux très convaincants jeunes, la douce et lumineuse Stéphanie Sokolinski et Vincent Rottiers, voyou au regard bleu acier.Plus en bonus la participation imposante du grand Gérard Depardieu en véritable ordure.
    L'histoire d'une arnaque presque anodine qui se transforme en aventure humaine inédite, une histoire troublante et envoûtante, si fascinante, si dense et si intense qu'elle ne nous lâche pas et de laquelle on ressort secoué.
    "A l'origine il y a un scarabée" raconte Miller, et à l'arrivée il y a un des meilleurs films français de l'année, tout simplement, un film aussi très accessible, Xavier Giannoli confirmant qu'il est bien un des meilleurs réalisateurs français actuels.

    MA NOTE: 16/20

    Site web:  http://lecinedejo.blogs.allocine.fr
    cristal
    Le 21/11/2009
    211 critiques
    Véritable promesse du cinéma français, Xavier Giannoli exécute de film en film quelques prouesses marquantes ; "Une aventure" nous plongeait dans un cinéma troublant et mental que nous n'avions pas l'habitude de voir en France. "Quand j'étais chanteur" fût la résurrection magnifique de Gérard Depardieu dans une histoire d'amour d'une pudeur et d'une tendresse alarmante et qui, à l'encontre d' "Une aventure",révolutionnait le genre à partir d'une base pourtant totalement râbachée. Aujourd'hui, "A l'origine" prend la place d'une oeuvre ambitieuse et casse-gueule. Si le montage actuel a été raccourci de 25 minutes par rapport à la version présentée à Cannes, cela explique parfois le manque d'épaisseur de la relation entre Philippe (l'escroc) et Stéphane (la Maire de la commune). Dommage que cette femme à impressionner, véritable coeur vivant du récit, soit réduite à l'état d'une icône de la romance populaire. Il a sans doutes été enlevé du précédent montage des séquences liées à cette relation charnelle dont on sent que la puissance érotique est retenue, faisant naître une frustration pour le spectateur, embarqué dans le trajet fou d'un homme qui, dangeureusement, joue avec sa vie. Il en est de même pour les règlements de comptes avec Abel, le trafiquant interprété par Gérard Depardieu (transperçant l'écran de sa présence massive), eux aussi bloqués par une absence d'explications précises. Alors même que le film ne paraît pas long, il est fortement dommage d'avoir eu recours au remontage et au redécoupage pour centrer le récit vers un public plus large. Mais en l'état, même si parfois tout cela ne ressemble qu'à une ébauche étant donné des volontés de filtrer le film (sans grandes raisons d'ailleurs), "A l'origine" parvient tout de même à éblouir et atteindre son but : Giannoli adopte une mise en scène quasi-naturaliste dans laquelle il rajoute des petites touches de remises en question esthétiques, cela pour une finalité symbolique et émotionnelle qui prend racine dans la véracité des faits. Le ballet de camions qui tournoient autour de cet homme faible et fragile tend à nous montrer qu'une étape psychologique a été franchie ; il n'y a plus de marche arrière possible, Philippe Miller est déjà trop loin. Et qui est-il, face aux monstres auxquels il se confronte, face à ce monde trop grand pour lui qui prend un instant la forme d'engins imposants? Emotionnellement, la séquence se ressent comme une graduation, jusqu'au vertige et à la démesure ; parti de rien, un escroc invoque grues et camions, entreprises et matériel, jusqu'à couler le béton sur une autoroute inachevée. Tout autour de lui devient vrai, il s'accapare du rôle, l'amour naît, tout devient possible, avec par derrière la sensation que tout finira mal. Philippe Miller le sait. Dans cette zone de doutes, ombragée par la forme grandissante des grues et de la carrière qui s'étend jusqu'à n'en plus finir, Giannoli saisit l'essence d'un homme en proie à la peur, aux réflexions obsessionnelles sur son acte et son statut inventé, fantasmé, mais pourtant de plus en plus réel. La folie le gagne, le ronge, car cette route à construire, soudainement, devient une vie. C'est une vie ratée, qu'il faut reprendre à zéro, qu'il faut délimiter sur un plan avant d'y laisser couler un flot de goudron. Giannoli, toujours plus porté sur les faits que sur l'émotion, parvient malgré tout à nous toucher dans son final, car il aura suffi d'assimiler ce chantier à son propre créateur pour comprendre que l'interêt personnel devient un interêt vital. A ce moment-là, c'est une mise à mort qu'effectue la justice ; c'est empêcher Philippe Miller de vivre. C'est voler l'éclat d'une vie, ses forces et ses exploits, son courage inédit et paradoxalement sa sincérité. C'est clouer au sol l'ambition, le renouveau, le droit comme la passion. Une autre image interpelle, vers la fin, dans ce qu'elle apporte symboliquement à l'état du personnage ; un plan de son ombre qui se déforme et devient plus immatérielle encore, dans un mouvement de vagues créé par la pelleteuse qui déverse la terre. La fin du rêve se profile, si même l'ombre se meurt. François Cluzet, magistral de retenue, incarne en-dedans un personnage bancal, intriguant. Ses rides fêlées et son regard interrogatif surprennent les plus sentimentalement démunis. C'est dans la fusion du mec banal aux poches vides avec la femme de pouvoir que le film aurait du aller plus loin. Il ne reste plus qu'à découvrir ce fameux montage original pour comprendre un peu mieux les fonctionnements d'un film complexe et que l'on devine totalement abouti.

    Site web:  http://moncinemamesfilmsmonart.blogs.allocine.fr/
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